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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 19:42

jeanne-hebuterne-copie-1.jpg

Jeanne apprend la peinture à l’Académie Colarossi. Elle rencontre Amadeo en 1917 dans le Paris des artistes, du côté de Montparnasse et de la Rotonde. Ils ne vont plus se quitter, et conjuguer l’amour à tous les temps de l’indicatif de l’absolu dans l’atelier de la rue de la Grande-Chaumière. Elle aime son génie fiévreux et tourmenté. Une petite fille leur naîtra au soleil d’un novembre niçois, mais la mort rôde de plus en plus proche, — c’est elle, avec le désespoir et les drogues, qui tient les pinceaux. La méningite tuberculeuse lui enlève Amadeo le 24 janvier 1924. Le lendemain, Jeanne le rejoindra en se jetant d’une fenêtre du cinquième étage de l’appartement de ses parents, rue Amyot, dans le cinquième arrondissement. Elle attendait un autre enfant. Jeanne Hébuterne et Amadeo Modigliani.   

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commentaires

Norma J 31/05/2010 10:56


L'amour fou de Jeanne plutôt non ? 
Dans cette photo, on retrouve  tous les portraits et tous les nus de Modigliani. 
Séduisant et talentueux Amadeo qui a peint inlassablement le même visage et le même corps, je comprends qu'on puisse en mourir d'amour.  

Quand ils ont commencé à vivre ensemble, rue de la grande chaumière, Léopold Zborowski, son "agent" espérait que Modigliani,  sentimentalement apaisé trouve l'énergie pour remettre de l'ordre
dans son existence....
 
Je suis touchée par vos "muses", Jeanne Hébuterne, Délia Romanes, Emmanuelle Riva dans Iroshima , Lelia Goldoni dans Shadows, Clara Haskil, Claudia dans Titanus... et d'autres inconnues.

Toutes belles, désirables,  amoureuses, sensuelles, passionnées...


Norma J 31/05/2010 10:55


L'amour fou de Jeanne plutôt non ? Dans cette photo, on retrouve tous les portraits et tous les nus de Modigliani. 
Séduisant et talentueux Amadeo qui a peint inlassablement le même visage et le même corps, je comprends qu'on puisse en mourir d'amour.  

Quand ils ont commencé à vivre ensemble, rue de la grande chaumière, Léopold Zborowski, son "agent" espérait que Modigliani,  sentimentalement apaisé trouve l'énergie pour remettre de l'ordre
dans son existence....
 
Je suis touchée par vos "muses", Jeanne Hébuterne, Délia Romanes, Emmanuelle Riva dans Iroshima , Lelia Goldoni dans Shadows, Clara Haskil, Claudia dans Titanus... et d'autres inconnues.

Toutes différentes, belles, désirables,  amoureuses, sensuelles, passionnées...


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il devient écrivain

strindberg-copie-1.jpg

« Toujours allongé sur son canapé, il se sent pris d’une fièvre inhabituelle et tandis qu’elle se poursuit dans son corps, sa tête travaille à mettre en ordre d’anciens souvenirs, à élaguer certaines choses et à en rajouter certaines autres. De nouveaux personnages secondaires se présentent, il les voit se mêler à l’action, il les entend parler. C’est comme s’il les voyait sur la scène. Deux ou trois heures plus tard il avait une comédie en deux actes toute prête dans la tête. C’était un travail à la fois douloureux et voluptueux, si on pouvait appeler cela du travail, car cela se faisait tout seul, sans l’intervention de sa volonté et sans qu’il y fût pour rien. Mais à présent il fallait l’écrire. La pièce fut achevée en l’espace de quatre jours. Il allait et venait entre son bureau et le canapé où, par intervalles, il s’effondrait comme une loque. » (August Strindberg)

valentine

renee-2-copie-2.jpg

Ma grand-tante s’appelait Valentine. Elle vivait en solitaire à Fontbouillon, une campagne reculée, perdue, elle vivait ? — c'est un bien grand mot, je crois que je devrais plutôt dire qu’elle rêvait. Chaque jour elle s’habillait très élégamment, comme si ç’avait été un dimanche. Elle sortait peu. Elle regardait simplement la petite route qui passait devant sa porte, — où aurait-elle pu aller ? Les maris étaient morts depuis longtemps et son fils s’obstinait à vivre dans sa folie. Valentine s’asseyait à son piano et jouait ses nocturnes. La vie de Valentine est un immense, cruel et déchirant nocturne. Il y a longtemps que je pense à écrire le roman de sa vie absente. Fleur fanée d’un souvenir lointain et douloureux.

en voyage

KafkaMan

On arrive sur la grande place dès les premières heures, et tout est encore dans le tendre déploiement du rêve ; le jour est plus que le jour, — et la nuit moins que la nuit. Les pigeons égrènent la ponctuation subtile et mouvante de leur tourbillonnante quête d’horizons. Le ciel descend au milieu des murs, et les jeunes ombres s’étirent derrière les fenêtres. On est devant les vieilles procuraties, et le cœur s’absente de soi-même. On devient le voyageur de son désir — étranger au pays de ses errances.

l’écriture

wassermann

Il faudrait calculer le secret rapport entre la main et la pensée, — je ne suis pas sûr non plus que ce soit la pensée qui s’avance jusque dans la main, — c’est autre chose, peut-être simplement l’élan, la mise en mouvement de ce rapport justement, qui reste suspendu dans le fil courbe de la plume, et la respiration viendrait de ce qu’il faut tout de même, de temps en temps, tremper la plume dans le lac sombre de l’encrier. Peut-être les pensées sont-elles justement tout au fond dans l’encrier ? petites sirènes d’argent.