Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:23

 

Prima della rivoluzione, de Bernardo Bertolucci, avec Francesco Barilli et Adriana Asti, 115 mn, 1964.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Lika 11/06/2010 00:17


Oui, merci, il s'agit bien de Jean-René Huguenin. Ce n'était pas un grand roman, mais l'écrivain était un personnage fascinant pour les jeunes filles...
Je comprends, pour le choix des extraits.
rien de ce que tu fais, je ne sais rien faire. Ah, si je pouvais offrir sur mon blog le passage où dans "Rocco...", Annie Girardot, stupéfaite, relève ses lunettes de soleil pour regarder Delon qui
lui parle... d'espoir. Mais toi, tu peux, peut-être ? C'est vers le début du film.


larry fleyt 07/06/2010 18:45


Je crois que l'auteur en question, c'est Jean-René Huguenin (je ne l'ai pas lu). Quant aux videos, on ne peut pas vraiment choisir, il faut prendre dans les extraits disponibles sur l'internet, —
je ne sais pas encore tailler dans un film pour en prélever un passage, et le transformer en youTube… un jour peut-être… il faut être patient, quelqu'un m'apprendra à le faire…


Lika 07/06/2010 18:25


Impossible de trouver où j'ai mis ce VHS. Je me souviens aussi d'un jeune homme blond auprès d'un vélo. Il me faisait penser au jeune écrivain de "La Côte sauvage", dont j'ai oublié le nom. Mais
toi, Larry, qui baignes dans les sixtees, tu dois savoir...


Lika 07/06/2010 12:53


Etrange d'avoir choisi ce passage pour ce film, qui m'a tant marquée. Moi, j'aurais choisi le passage où la caméra tournoie autour de tous ceux qui embrassent la mariée - devant les yeux de la
femme délaissée ? (il faudrait que je revoie le film) et le passage où subitement, il la revoit tout en bas dans la foule es spectateurs au théâtre, et il y a un zoom qui t'arrache les tripes. Le
film de Bertolucci que j'ai préféré. Son premier ! à même pas vingt-cinq ans !


Une Petite Rue D’Angoulême

  • : le ciel au-dessus de la rue
  • le ciel au-dessus de la rue
  • : petites proses journalières, citations, musiques, ou bouts de films.
  • Contact

visites

Recherche

il devient écrivain

strindberg-copie-1.jpg

« Toujours allongé sur son canapé, il se sent pris d’une fièvre inhabituelle et tandis qu’elle se poursuit dans son corps, sa tête travaille à mettre en ordre d’anciens souvenirs, à élaguer certaines choses et à en rajouter certaines autres. De nouveaux personnages secondaires se présentent, il les voit se mêler à l’action, il les entend parler. C’est comme s’il les voyait sur la scène. Deux ou trois heures plus tard il avait une comédie en deux actes toute prête dans la tête. C’était un travail à la fois douloureux et voluptueux, si on pouvait appeler cela du travail, car cela se faisait tout seul, sans l’intervention de sa volonté et sans qu’il y fût pour rien. Mais à présent il fallait l’écrire. La pièce fut achevée en l’espace de quatre jours. Il allait et venait entre son bureau et le canapé où, par intervalles, il s’effondrait comme une loque. » (August Strindberg)

valentine

renee-2-copie-2.jpg

Ma grand-tante s’appelait Valentine. Elle vivait en solitaire à Fontbouillon, une campagne reculée, perdue, elle vivait ? — c'est un bien grand mot, je crois que je devrais plutôt dire qu’elle rêvait. Chaque jour elle s’habillait très élégamment, comme si ç’avait été un dimanche. Elle sortait peu. Elle regardait simplement la petite route qui passait devant sa porte, — où aurait-elle pu aller ? Les maris étaient morts depuis longtemps et son fils s’obstinait à vivre dans sa folie. Valentine s’asseyait à son piano et jouait ses nocturnes. La vie de Valentine est un immense, cruel et déchirant nocturne. Il y a longtemps que je pense à écrire le roman de sa vie absente. Fleur fanée d’un souvenir lointain et douloureux.

en voyage

KafkaMan

On arrive sur la grande place dès les premières heures, et tout est encore dans le tendre déploiement du rêve ; le jour est plus que le jour, — et la nuit moins que la nuit. Les pigeons égrènent la ponctuation subtile et mouvante de leur tourbillonnante quête d’horizons. Le ciel descend au milieu des murs, et les jeunes ombres s’étirent derrière les fenêtres. On est devant les vieilles procuraties, et le cœur s’absente de soi-même. On devient le voyageur de son désir — étranger au pays de ses errances.

l’écriture

wassermann

Il faudrait calculer le secret rapport entre la main et la pensée, — je ne suis pas sûr non plus que ce soit la pensée qui s’avance jusque dans la main, — c’est autre chose, peut-être simplement l’élan, la mise en mouvement de ce rapport justement, qui reste suspendu dans le fil courbe de la plume, et la respiration viendrait de ce qu’il faut tout de même, de temps en temps, tremper la plume dans le lac sombre de l’encrier. Peut-être les pensées sont-elles justement tout au fond dans l’encrier ? petites sirènes d’argent.