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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:02

canne.jpg

La dernière fois que nous sommes venus, il y avait une mare dans le coin (coin), j’en aurais mis une palme au feu ! Où est-ce qu’elle est passée cette jolie mare ? Les hommes sont fous, ils sont capables de remplir notre mare de béton pour en faire un parking ! Ils construisent des superettes, des lignes TGV et des fusées démentes, alors que le plus important, ce sont les mares. Ils pourraient au moins laisser les mares tranquilles et arrêter un peu de tout détruire. Je les emmène où maintenant, moi, les petits ? ils vont s’abîmer les palmes sur le goudron, je vous jure ! Hep la ! vous n’auriez pas vu une mignonne petite mare dans le coin (coin) ? s’il vous plaît, dites-moi où ils l’ont déplacée !?

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commentaires

Sabine 04/02/2011 20:19


Et moi et moi et moi, j'y suis pas sur la photo...le vilain petit canard...celui qu'on abandonne... sur l'asphalte, dans la mare... Oui marre de chez mare !!!


TG 03/02/2011 08:20


Sous les pavés la mare… la mienne (de marre), celle de mon enfance est recouverte d'un magnifique pavillon "In The French Style", construit par la jeune fille que j'avais l'habitude de déshabiller
, précisément à côté de cette marre… double trahison… Monsieur canard, sommes nous devenus fous : Oui.


Lika 03/02/2011 02:12


Ton texte me bouleverse. C'est si vrai, ce que tu dis ! Hier à la télé, sur Planète, une jeune femme montrait un bébé albatros mort étouffé par ce qu'il avait ingéré : plein d'objets multicolores
en plastique que sa mère trompée par leur couleur avait pris pour des crevettes ou autres aliments... Ils étaient deux cents à être morts pour cette raison! Dans quel monde vivons-nous ! Les
animaux méritent, plus que nous autres, de vivre sur cette terre ! Et ils périssent !


Kitty 31/01/2011 21:18


Oh, les petits chous, venez donc dans ma salle de bain vous rafraîchir un instant ! Je vous emmènerai ensuite avec ma carriole jusqu'au plan d'eau, une mare de derrière les fagots.


Une Petite Rue D’Angoulême

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il devient écrivain

strindberg-copie-1.jpg

« Toujours allongé sur son canapé, il se sent pris d’une fièvre inhabituelle et tandis qu’elle se poursuit dans son corps, sa tête travaille à mettre en ordre d’anciens souvenirs, à élaguer certaines choses et à en rajouter certaines autres. De nouveaux personnages secondaires se présentent, il les voit se mêler à l’action, il les entend parler. C’est comme s’il les voyait sur la scène. Deux ou trois heures plus tard il avait une comédie en deux actes toute prête dans la tête. C’était un travail à la fois douloureux et voluptueux, si on pouvait appeler cela du travail, car cela se faisait tout seul, sans l’intervention de sa volonté et sans qu’il y fût pour rien. Mais à présent il fallait l’écrire. La pièce fut achevée en l’espace de quatre jours. Il allait et venait entre son bureau et le canapé où, par intervalles, il s’effondrait comme une loque. » (August Strindberg)

valentine

renee-2-copie-2.jpg

Ma grand-tante s’appelait Valentine. Elle vivait en solitaire à Fontbouillon, une campagne reculée, perdue, elle vivait ? — c'est un bien grand mot, je crois que je devrais plutôt dire qu’elle rêvait. Chaque jour elle s’habillait très élégamment, comme si ç’avait été un dimanche. Elle sortait peu. Elle regardait simplement la petite route qui passait devant sa porte, — où aurait-elle pu aller ? Les maris étaient morts depuis longtemps et son fils s’obstinait à vivre dans sa folie. Valentine s’asseyait à son piano et jouait ses nocturnes. La vie de Valentine est un immense, cruel et déchirant nocturne. Il y a longtemps que je pense à écrire le roman de sa vie absente. Fleur fanée d’un souvenir lointain et douloureux.

en voyage

KafkaMan

On arrive sur la grande place dès les premières heures, et tout est encore dans le tendre déploiement du rêve ; le jour est plus que le jour, — et la nuit moins que la nuit. Les pigeons égrènent la ponctuation subtile et mouvante de leur tourbillonnante quête d’horizons. Le ciel descend au milieu des murs, et les jeunes ombres s’étirent derrière les fenêtres. On est devant les vieilles procuraties, et le cœur s’absente de soi-même. On devient le voyageur de son désir — étranger au pays de ses errances.

l’écriture

wassermann

Il faudrait calculer le secret rapport entre la main et la pensée, — je ne suis pas sûr non plus que ce soit la pensée qui s’avance jusque dans la main, — c’est autre chose, peut-être simplement l’élan, la mise en mouvement de ce rapport justement, qui reste suspendu dans le fil courbe de la plume, et la respiration viendrait de ce qu’il faut tout de même, de temps en temps, tremper la plume dans le lac sombre de l’encrier. Peut-être les pensées sont-elles justement tout au fond dans l’encrier ? petites sirènes d’argent.