J’ai mis du temps, mon dieu ! tant de temps pour découvrir Gérard (quelquefois il suffit de dire « Gérard » pour savoir de qui on parle…), et ses Petits châteaux, précieux, sont ceux que l’on garde dans les Espagnes rougeoyantes nichées au fond de notre cœur (Mon doux pays des Espagnes / Qui voudrait fuir ton beau ciel, / Tes cités et tes montagnes, / Et ton printemps éternel ?). Gérard de Nerval, Petits châteaux de Bohême, prose et poésie, Eugène Didier, Éditeur, au 6, rue des Beaux-Arts, Paris, MDCCCLIII, in-32 de 96 pages, faisant partie de la collection Éditions Diamant. La Bibliographie de la France du 1er janvier 1853 enregistrera le volume au titre de l’année 1852 ; plusieurs exemplaires porteront cette date sur leur couverture. Le contrat avec l’éditeur Didier avait été signé le 14 décembre 1852 (notice de Jean-Luc Steinmetz dans l’édition des Œuvres complètes, volume III, La Pléiade, Gallimard, 1993). Pour lire l’ouvrage en taille normale, il suffit, théoriquement, de laisser glisser le curseur « petite main » sur les pages et de cliquer sur le petit écran situé au-dessous au milieu de la bande grise qui apparaît miraculeusement en pied d’ouvrage — on n’arrête guère le progrès, n’est-ce pas ? par ces temps… Un immense, immense merci à Madame Gallica de l’honorable Bibliothèque nationale de France !


