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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:44
 Ase o fuku onna (Femme essuyant la sueur de son visage)
On ne sait pas trop quand l’amour naît, mais le désir, si, il trouble la vue, obscurcit la lumière, éblouit les nuits, — il est dans chaque plan du film Cinq femmes autour d’Utamaro, de Mizoguchi Kenji, dessiné d’une caméra élégante et suave, aussi délicate qu’un pinceau. 
喜多川 歌麿Kitagawa Utamaro, Ase o fuku onna (femme essuyant la sueur de son visage).
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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 00:51
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 21:57

 

C’était un vendredi au début du mois d’avril, dans la salle Georges Brassens du Conservatoire de musique d’Angoulême, Catherine Schneider et Patrice Granadel ont lu et joué Une nuit de décembre, une vieille nuit de décembre 1791. Je remercie Sonia Leyglène et Marcela Lopez Romero pour la mise en images de ces extraits.

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 15:12

 

L’autre après-midi, Philippe est venu mettre en route Iseult, l’imprimante couleur jet d’encre. Que je vous dise, il y a onze cartouches d’encre pigmentée sous le capot, — l’imprimante en noir et blanc s’appelant Tristan. Le film provient du téléphone de Sonia. Il ne reste plus qu’à faire de la petite édition, disons en trois exemplaires (en arrondissant).

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 22:00

Le cheval n’est pas un cheval, c’est le rêve de l’homme. L’homme ne sait pas qu’il rêve, jusqu’à ce qu’il souffre. Tout à coup le rêve surgit du brouillard dans la lande froide de l’hiver. Quand l’homme souffre et rêve en même temps, il apprend à philosopher sur la cime du ciel. Bientôt le philosophe devient fou, et il n’aime plus que les chevaux lointains de sa jeunesse oubliée. Béla Tarr, Le cheval de Turin

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 13:15

 

Le chemin étroit vers les contrées du Nord, de Bashô (éditions Héros-Limite, Genève, 2006) me fut offert par Halbo l’année dernière ; le texte lu est extrait de La grande aventure du monachisme entre orient et occident, — sous la direction de Juan Maria Laboa (Lethielleux, 2002) prêté par Ingrid. Vous savez tout, — et même plus.

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 18:09
C’était il y a quelques semaines, entre Angoulême et Vauvert, du côté de la silencieuse petite Camargue, j’écrivais le début de par les brumes d’un soir d’été après l’orage. L’image bleutée sautille un peu, — comme l’inspiration. Maintenant, je m’occupe de Dinu Lipatti, qui donna son dernier récital le seize de septembre 1950 dans la salle du Parlement à Besançon, il y a plus de soixante ans. 
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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 11:46
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 01:26

Il m’était venu de drôles d’idées, cet été-là, — je ne voulais plus me coucher ni dormir jamais ; je trouvais que c’était du temps perdu. Je voulais, je voulais… je ne savais pas quoi exactement. J’avais réussi mon semblant d’examen et mon père me demanda ce qui me ferait plaisir. Pour une fois, je pris le temps de réfléchir et un air sérieux. « De la vie », répondis-je enfin, mais je ne savais pas, fichtre, ce que ça voulait dire. Je ne me trouvais pas plus courageux que ça. Comment tout cela allait-il finir ? (à cette époque, je crois, je projetais de partir pour la lointaine et secrète Argentine) Estate violenta, de Valerio Zurlini (1959), avec Eleonora Rossi Drago et Jean-Louis Trintignant.

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 19:17
Il rugit pour vous avant le début du film. Mais il a quand même bien fallu le mettre en boîte…

… en exclusivité, le dessous des cartes : nos amis techniciens savent dompter leur peur !

Il est vrai qu’avec une casquette, on ne craint pas les coups de griffe !

mgmlion.jpg

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Une Petite Rue D’Angoulême

  • : le ciel au-dessus de la rue
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  • : petites proses journalières, citations, musiques, ou bouts de films.
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il devient écrivain

strindberg-copie-1.jpg

« Toujours allongé sur son canapé, il se sent pris d’une fièvre inhabituelle et tandis qu’elle se poursuit dans son corps, sa tête travaille à mettre en ordre d’anciens souvenirs, à élaguer certaines choses et à en rajouter certaines autres. De nouveaux personnages secondaires se présentent, il les voit se mêler à l’action, il les entend parler. C’est comme s’il les voyait sur la scène. Deux ou trois heures plus tard il avait une comédie en deux actes toute prête dans la tête. C’était un travail à la fois douloureux et voluptueux, si on pouvait appeler cela du travail, car cela se faisait tout seul, sans l’intervention de sa volonté et sans qu’il y fût pour rien. Mais à présent il fallait l’écrire. La pièce fut achevée en l’espace de quatre jours. Il allait et venait entre son bureau et le canapé où, par intervalles, il s’effondrait comme une loque. » (August Strindberg)

valentine

renee-2-copie-2.jpg

Ma grand-tante s’appelait Valentine. Elle vivait en solitaire à Fontbouillon, une campagne reculée, perdue, elle vivait ? — c'est un bien grand mot, je crois que je devrais plutôt dire qu’elle rêvait. Chaque jour elle s’habillait très élégamment, comme si ç’avait été un dimanche. Elle sortait peu. Elle regardait simplement la petite route qui passait devant sa porte, — où aurait-elle pu aller ? Les maris étaient morts depuis longtemps et son fils s’obstinait à vivre dans sa folie. Valentine s’asseyait à son piano et jouait ses nocturnes. La vie de Valentine est un immense, cruel et déchirant nocturne. Il y a longtemps que je pense à écrire le roman de sa vie absente. Fleur fanée d’un souvenir lointain et douloureux.

en voyage

KafkaMan

On arrive sur la grande place dès les premières heures, et tout est encore dans le tendre déploiement du rêve ; le jour est plus que le jour, — et la nuit moins que la nuit. Les pigeons égrènent la ponctuation subtile et mouvante de leur tourbillonnante quête d’horizons. Le ciel descend au milieu des murs, et les jeunes ombres s’étirent derrière les fenêtres. On est devant les vieilles procuraties, et le cœur s’absente de soi-même. On devient le voyageur de son désir — étranger au pays de ses errances.

l’écriture

wassermann

Il faudrait calculer le secret rapport entre la main et la pensée, — je ne suis pas sûr non plus que ce soit la pensée qui s’avance jusque dans la main, — c’est autre chose, peut-être simplement l’élan, la mise en mouvement de ce rapport justement, qui reste suspendu dans le fil courbe de la plume, et la respiration viendrait de ce qu’il faut tout de même, de temps en temps, tremper la plume dans le lac sombre de l’encrier. Peut-être les pensées sont-elles justement tout au fond dans l’encrier ? petites sirènes d’argent.