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Top articles

  • contessa gundula

    18 février 2012 ( #opéra )

    Le Nozze di Figaro, direction de Georg Solti, Opéra Garnier, Paris, 1980, mise en scène de Giorgio Strelher, avec José Van Dam (Figaro), Lucia Popp (Susanna), Gundula Janowitz (Contessa Almaviva), Gabriel Bacquier (Almaviva), Federica Von Stade (Cherubino),...

  • la photographie

    14 février 2012 ( #écritures )

    C’était une idée bien naïve, j’ai cru qu’avec mon appareil photographique j’allais m’approcher du monde, en saisir une image qui me rendrait à la réalité. En fait, je n’ai pas su photographier la réalité, mais ce qui m’en éloignait et m’échappait. Dans...

  • l’adorée de rené

    30 janvier 2012 ( #portrait )

    « Par la fenêtre ouverte du bureau, il lui confiait tout, son âme heureuse ou déchirée, la fièvre renversante, onduleuse, comme en rêve, comme en réalité. Le soleil est présent quand elle ferme les yeux. L’océan, le Ventoux, les mouettes rieuses, les...

  • di venezia

    24 janvier 2012 ( #écritures )

    On vit à Venise comme partout ailleurs, — mais c’est ailleurs qu’on ne vit pas comme à Venise. Ce soir j’écris un poème, et je suis à Venise. Ma chemise est vénitienne, mes chaussures sont vénitiennes, jusqu’à mes gribouillages sur mes bouts de papier,...

  • ce matin

    18 janvier 2012 ( #écritures )

    Il faisait froid dans ma tête, — il y avait du brouillard, et je me demandais comment m’y prendre pour m’approcher de mon texte (j’essaye d’écrire ce bout de texte pour le conservatoire de musique). Alors de petites idées se sont mises en route, puis...

  • la lande, le vent, et le brouillard

    01 décembre 2011 ( #films )

    Le cheval n’est pas un cheval, c’est le rêve de l’homme. L’homme ne sait pas qu’il rêve, jusqu’à ce qu’il souffre. Tout à coup le rêve surgit du brouillard dans la lande froide de l’hiver. Quand l’homme souffre et rêve en même temps, il apprend à philosopher...

  • en poche

    24 novembre 2011 ( #citations )

    « Oui elle se trouvait souvent dans un état de grande vulnérabilité. Et cela lui était apparu clairement quand elle était allée à la police, pour leur demander protection. Ils l’avait traitée en quantité négligeable. Ils n’auraient pas eu la même attitude...

  • une nouvelle table

    17 novembre 2011 ( #écritures )

    Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais un tout nouveau restaurant vient d’ouvrir ses portes au bout de la rue d’arc. Les nappes à carreaux rouges et blancs sont gentiment posées sur les tables qui débordent sur le trottoir avec leurs petites chaises...

  • moi et mon vélo

    01 novembre 2011 ( #écritures )

    A l’époque, je devais avoir neuf, dix ans, je fis un voyage jusqu’à Threeroses, — dans le Montana. Pour cela je traversai la moitié du pays, et, une fois arrivé, il ne me resta plus qu’à revenir à mon point de départ, c’est-à-dire chez moi, à Fontaine,...

  • katherine écrit

    19 octobre 2011 ( #manuscrits )

    Midnight. Après tout, je vis tout simplement au jour le jour ; pour tout ce qui n’est pas mon travail, j’adopte la ligne de moindre résistance, à cause de mon travail. Les autres artistes connaissent-ils cette nécessité intérieure, cette soif, jamais...

  • jour de lessive

    17 octobre 2011 ( #écritures )

    Dimanche, par chez nous, c’est le jour de la lessive. Que je vous dise comment ça se passe : de bon matin, Kitty galope dans toute la maisonnée pour ramasser les draps, les torchons, les serviettes, les chemises, les culottes, bref tout le linge sale...

  • des bouts de chapitres oubliés

    02 octobre 2011 ( #écritures )

    Dans de vieux carnets, des cahiers déchirés ou d’antiques chemises écornées, il m’arrive parfois de retrouver des bouts de chapitres oubliés de romans adolescents. J’en relis timidement les lignes hésitantes sous la lampe au secret du soir. Je sens que...

  • kitty, la buveuse de bock

    10 septembre 2011 ( #écritures )

    C’est une belle journée d’été, vous descendez un peu vers le Sud, en obliquant légèrement à l’Est, pour vous arrêter au détour d’une départementale, avant Toulouse et Montauban, dans un village qui sourit au milieu des terres brunes et jaunes, et qui...

  • vingt-cinq secondes de voix off

    24 juillet 2011 ( #films )

    Le chemin étroit vers les contrées du Nord, de Bashô (éditions Héros-Limite, Genève, 2006) me fut offert par Halbo l’année dernière ; le texte lu est extrait de La grande aventure du monachisme entre orient et occident, — sous la direction de Juan Maria...

  • par les brumes

    23 juillet 2011 ( #films )

    C’était il y a quelques semaines, entre Angoulême et Vauvert, du côté de la silencieuse petite Camargue, j’écrivais le début de par les brumes d’un soir d’été après l’orage. L’image bleutée sautille un peu, — comme l’inspiration. Maintenant, je m’occupe...

  • la vie réelle et la littérature

    21 juillet 2011 ( #citations )

    Imbriqués dans les méandres de la vie réelle, nous sommes en même temps aux prises avec les difficultés de la littérature, et c’est avec tristesse que nous constatons que, poussés par « l’air du temps » tout au long des trois cent soixante-cinq jours...

  • avril

    10 juillet 2011 ( #citations )

    Une voiture d’arrosage au ventre rebondi traversait le parc dans un bruit de grincement, et aspergeait la pelouse et les massifs de fleurs. Un merle à l’allure de gamin des rues sautillait à côté de la voiture et repoussait de son aile gauche la bruine...

  • dans mes jeunes années

    23 juin 2011 ( #écritures )

    Dans les livres quelquefois il y a des histoires terribles qui font peur. On sait à peine lire mais on ne s’arrête plus, surtout lorsque des petites filles s’égarent dans la forêt sombre. On sait que dans la forêt le loup n’est pas loin, ou l’ogre affamé...

  • c’était bien

    13 juin 2011 ( #chansons )

    On est un peu perdu quand le lundi est encore un dimanche comme aujourd’hui. On regarde son cahier et son crayon, et on se demande s’il faut continuer d’écrire son petit bout de texte, ou tout laisser reposer jusqu’à demain, — demain qui sera mardi, pas...

  • court-métrage

    08 juin 2011 ( #écritures )

    Quelquefois, un jour d’Ascension par exemple, quelques amis se retrouvent presque à l’aube sur la Côte sauvage et tournent un petit bout de film en deux temps trois mouvements et quatre bouteilles d’eau minérale. Le vent aussi tourne dans le même petit...

  • un petit coup de main

    24 mai 2011 ( #écritures )

    Depuis ces quelques dernières semaines Miss Kitty est aux prises avec du gros-œuvre dans son big essai, — aux dernières nouvelles, après avoir taillé, sarclé et repiqué tout ce qui bouge, elle tricoterait calmement les tout derniers liserés et s’appliquerait...

  • à la façon de l’école espagnole d’équitation

    22 mai 2011 ( #citations )

    Comment Édouard Manet s’y prit-il avec sa craie rose, la frottat- il aussitôt l’oreille achevée (quelques reflets blancs complèront les effets) sur la poitrine avec un plaisir tel qu’il en exagéra le volume, s’arrêtant avant qu’il ne trahisse quelque...

  • d’un carnet perdu

    01 mai 2011 ( #citations )

    Pour écrire, il faut surmonter les grands désastres, la misère des hommes, les événements — et le journal du sommeil — le métier du jour — cette taie d’huile qui nous rend aveugle et sourd — qu’il faut si violemment déchirer pour reprendre contact avec...

  • knitting kitty

    25 avril 2011 ( #écritures )

    Pour tricoter, il faut impérativement un petit panier d’osier (où l’on mettra la pelote de laine à l’abri des incessantes investigations du chaton), une pomme jaune, un tablier rayé de bleu et de blanc comme un parasol, et, surtout, avoir coiffé ses cheveux...

  • janvier 1622, paris

    21 avril 2011 ( #citations )

    DANS LA MAISON AUX SINGES. Donc, vers le 13 janvier 1622 à Paris, un premier-né fragile fit son apparition chez monsieur Jean-Baptiste Poquelin et son épouse Marie Poquelin-Cressé. Le 15 janvier, il fut baptisé à l’église Saint-Eustache et prénommé en...

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Une Petite Rue D’Angoulême

  • : le ciel au-dessus de la rue
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  • : petites proses journalières, citations, musiques, ou bouts de films.
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il devient écrivain

strindberg-copie-1.jpg

« Toujours allongé sur son canapé, il se sent pris d’une fièvre inhabituelle et tandis qu’elle se poursuit dans son corps, sa tête travaille à mettre en ordre d’anciens souvenirs, à élaguer certaines choses et à en rajouter certaines autres. De nouveaux personnages secondaires se présentent, il les voit se mêler à l’action, il les entend parler. C’est comme s’il les voyait sur la scène. Deux ou trois heures plus tard il avait une comédie en deux actes toute prête dans la tête. C’était un travail à la fois douloureux et voluptueux, si on pouvait appeler cela du travail, car cela se faisait tout seul, sans l’intervention de sa volonté et sans qu’il y fût pour rien. Mais à présent il fallait l’écrire. La pièce fut achevée en l’espace de quatre jours. Il allait et venait entre son bureau et le canapé où, par intervalles, il s’effondrait comme une loque. » (August Strindberg)

valentine

renee-2-copie-2.jpg

Ma grand-tante s’appelait Valentine. Elle vivait en solitaire à Fontbouillon, une campagne reculée, perdue, elle vivait ? — c'est un bien grand mot, je crois que je devrais plutôt dire qu’elle rêvait. Chaque jour elle s’habillait très élégamment, comme si ç’avait été un dimanche. Elle sortait peu. Elle regardait simplement la petite route qui passait devant sa porte, — où aurait-elle pu aller ? Les maris étaient morts depuis longtemps et son fils s’obstinait à vivre dans sa folie. Valentine s’asseyait à son piano et jouait ses nocturnes. La vie de Valentine est un immense, cruel et déchirant nocturne. Il y a longtemps que je pense à écrire le roman de sa vie absente. Fleur fanée d’un souvenir lointain et douloureux.

en voyage

KafkaMan

On arrive sur la grande place dès les premières heures, et tout est encore dans le tendre déploiement du rêve ; le jour est plus que le jour, — et la nuit moins que la nuit. Les pigeons égrènent la ponctuation subtile et mouvante de leur tourbillonnante quête d’horizons. Le ciel descend au milieu des murs, et les jeunes ombres s’étirent derrière les fenêtres. On est devant les vieilles procuraties, et le cœur s’absente de soi-même. On devient le voyageur de son désir — étranger au pays de ses errances.

l’écriture

wassermann

Il faudrait calculer le secret rapport entre la main et la pensée, — je ne suis pas sûr non plus que ce soit la pensée qui s’avance jusque dans la main, — c’est autre chose, peut-être simplement l’élan, la mise en mouvement de ce rapport justement, qui reste suspendu dans le fil courbe de la plume, et la respiration viendrait de ce qu’il faut tout de même, de temps en temps, tremper la plume dans le lac sombre de l’encrier. Peut-être les pensées sont-elles justement tout au fond dans l’encrier ? petites sirènes d’argent.